La
céramique peinte dite corinthienne comporte deux
séries
de formes qui évoluent en parallèle:
d’une part, une
série abondante de petits vases à figures noires,
-
flacons destinés à contenir les huiles ou les
parfums
qui ont fait la renommée de Corinthe tels que les aryballes,
alabastres, lécythes -, décorés
d’animaux,
fantastiques ou non, accompagnés de nombreux motifs de
remplissage — notamment des fleurs et des rosettes.
D’autre part,
ce sont des pièces de plus grande dimension
destinées à
pourvoir aux nécessités de la vie quotidienne
— tels
que des olpés, cratères ou exaleiptrons. Au cours
du
VIème siècle av. J.-C. cette céramique
est
diffusée dans presque tout le monde
méditerranéen,
non seulement dans les sites proprement grecs, mais aussi, par le
biais du commerce, dans les territoires indigènes
où se
fait sentir l’influence hellénique; elle sera
abondamment
imitée en Etrurie. Malgré son succès,
elle doit
céder le pas, à partir de 550 av. J.C.,
à la
concurrence athénienne qui, par la qualité de ses
produits, d’abord à figures noires et puis
à figures
rouges, régnera jusqu’à la fin du IVe
siècle
av. J.-C. La céramique corinthienne se
caractérise par
une argile jaune clair et une décoration peinte recourant
à
la technique de la figure noire, avec retouches au moyen du stylet,
les motifs figuratifs étant de surcroît
entourés
par des taches de couleur. |
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